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Louis et ses amis … Céline …

Louis et Céline

Céline connait Louis depuis très longtemps. La  »pote » de Louis.

Louis,
Tu étais mon meilleur ami. Tout mon monde s’effondre avec ton départ. Je pouvais aller vivre les milles aventures. Tu étais toujours à poste. Tu étais le phare qui me guidait par furie de temps ou calme. Mais également le port accueillant. T’entendre rire c’était être à la maison. Tes rires me manquent horriblement. Les petits, ceux un peu étouffés, ceux aux éclats & tout les autres… On a sacrément ri ensemble, et absolument de tout… Je t’ai embarqué dans quelques unes de mes aventures, c’était bien avec toi. Maintenant, ce sont des souvenirs si précieux. J’ai l’amer sensation de ne pas t’avoir assez dit à quel point je te trouvais merveilleux, à quel point je t’aimais, que j’aurais dût te prendre davantage dans mes bras. C’est fini, plus de câlin de Louis, ni de grosse bise sur la joue. Aïe. Heureusement, le souvenir inonde de ta tendresse. C’est réconfortant. Tu étais un être de lumière. Louis la lumière, le phare. Tu sais que je t’admirais. Que ça soit pour tes dons artistiques, tes valeurs, ta sagesse, ta culture … ou ton humour !Toutes les gammes de l’ironie y sont passées. Qu’il était bon de rire avec toi. … Alors, je sais que tu es parti, et te souhaite un bon vent pour ton voyage à chaque fois. Mais à présent, il faut apprendre à vivre avec tout ces souvenirs. Qui sont si omniprésents qu’ils deviennent comme présence. Tous les conseils, les jolies choses qu’on a pût se dire : je les honore & les applique davantage. Des fois, je me dis « Qu’aurais fait Louis ? » Et là, je discute gentiment avec tes souvenirs. Mais ce n’est pas toi… Tu étais un Seigneur, il en faudrait plus des hommes comme toi. En tout cas, je rends grâce à la vie pour t’avoir connu, et permis de vivre cette amitié.
Céline
Céline est une femme de caractère, une des rares femmes à être marin pécheur sur un chalutier.   Brevet de capitaine et de Chef mécanicien ce qui est rare pour être souligné. (Il y a quelques années, un armateur espagnol lui avait confié le commandement d’un chalutier avec 8 hommes d’équipage pour une campagne de pêche !)

LOUIS LE HIR… ILLUSTRATION… MICKEY

Louis était un grand lecteur des aventures de Mickey. Surtout le Mickey d’avant guerre dessiné par Floyd Gottfredson comme par exemple  »Mickey et les pirates » paru dans les pages des quotidiens du 15 janvier au 17 avril 1934.

Ci dessous un travail fait dans le cadre scolaire, au lycée (Cours Secondaire d’Orsay). Un pastel gras sur papier. Mickey porte sa célèbre culotte rouge à boutons jaunes. Un Mickey fidèle à ses origines mais réinterprété à sa façon.

louis le Hir- Mickey-pastel-gras-sur-papier- 45×60 cm

Louis s’intéressait à l’Age d’Or de la Bande dessinée, cette période 1934-1944, où les hebdomadaires illustrés pour la jeunesse  publièrent les héros de comic-strip américains comme Mandrake, Mickey, Tarzan, Dick Tracy… Les titres de ces journaux aujourd’hui disparu,  Robinson Jumbo, Junior, Tarzan, l’Aventureux etc… pour ne citer qu’eux sont recherchés des collectionneurs. La revue Phenix  une des premières, à s’intéresser au sujet faisait partie de notre bibliothèque.

HOMMAGE DE MAXIME DESRUISSEAUX A LOUIS

Lettre à mon ami Louis

D’abord, sache qu’au moment d’entamer l’écriture de cette lettre, j’ai lancé la trame sonore du film Valerie and Her Week of Wonders, que tu m’avais fait découvrir lors d’une soirée d’amitié magnifique, en 2018, dans ton petit appartement de Paris.

Dès les premières notes, j’ai pleuré. J’ai eu l’impression d’entendre ton âme. Parce que c’est une musique à la fois funeste, mystique, tragique et, étrangement, porteuse d’espoir à travers tout ça. Comme toi. Comme tes BDs. Comme le contenu de tes boîtes le long de la Seine. Comme ton appartement. Entendre le thème principal de Valerie and Her Week of Wonders, c’est entendre ton âme qui vogue à travers les labyrinthes du temps et de la vie.

Toi et moi, on se parlait toujours de cinéma. Et il s’avère que le dernier film que j’ai vu avant d’apprendre ton bouleversant départ, c’est Volver, de Pedro Almodovar. Tu sais probablement c’est quoi, mais puisque ce n’est pas exactement dans ta palette, je précise
quand même, au cas où : c’est l’histoire de deux sœurs endeuillées par le décès tragique de leur mère, avec tous les regrets qui viennent avec ce genre d’évènement, mais qui en viennent à découvrir que le fantôme de leur mère erre encore sur Terre, et qu’elles peuvent donc lui parler de leurs sentiments.

Sur le coup, j’ai trouvé que le film était bien, sans toutefois en avoir été transcendé. Puis, ta sœur Marion m’a annoncé ton décès. Évidemment, le choc a été monumental. J’ai vécu ce fameux moment où on comprend le sens des mots qu’on nous dit et qu’on a néanmoins l’impression que c’est impossible, qu’il y a un bogue dans la Matrice. C’était totalement surréaliste.

J’ai pleuré. Énormément. Avec pauses et reprises, ups and downs, rires et douleurs, pis tout le tralala qui vient avec ça.

Puis, même si ce n’est pas mon genre pantoute, j’ai soudainement eu l’impression, vers 3h du matin, que tu étais là, chez moi, et que tu me regardais. Un peu comme dans Volver. Alors je t’ai parlé, seul dans ma cuisine, en pleine nuit, en considérant le plus sérieusement du monde que tu m’écoutais.

Je t’ai dit que je t’étais infiniment reconnaissant de toute l’énergie que tu m’as transmise pour que je me botte le cul et fasse enfin un nouveau film. Parce qu’à chaque voyage à Paris, criss que tu avais le don de booster mon énergie créatrice. Tu attendais mon prochain film comme on attend le prochain de Martin Scorsese. Tu m’écoutais, me suggérais des œuvres à voir et à lire, tu me faisais cadeau d’ouvrages que tu portais dans ton cœur.

Calisse qu’on a eu du fun. Je t’obligeais à marcher plutôt qu’à prendre le métro, parce que je me sentais dans Midnight in Paris et qu’il était donc chaque fois hors de question que je me déplace sous la terre. Alors tu me faisais découvrir la ville à ta façon, en me parlant d’un auteur, d’un bar, d’un bâtiment. Puis, on arrêtait prendre un « demi », et douze autres encore.

J’ai jamais pensé qu’il y aurait un tout dernier demi. Ça m’arrache le cœur rien qu’à y penser.

Et pourtant, c’est là qu’on en est. It’s over. Et même si c’est infiniment tragique, je tiens à te dire que c’est ben correct. Peu importe comment c’est arrivé, pourquoi c’est arrivé, s’il y avait une « bonne raison » ou pas. Ça ne change rien.

Évidemment, j’aurais préféré que tu ne fasses pas ce que tu as fait. J’aurais voulu te convaincre de venir t’amuser au Canada, de travailler avec moi sur un nouveau film, de rencontrer Nick qui t’aurait fait rire… j’aurais voulu t’insuffler le positivisme et
l’enthousiasme que tu m’insufflais à moi. Peut-être que j’aurais réussi. Peut-être pas.
Mais en tout cas, j’aurais voulu essayer. Au moins le temps de pouvoir te faire une dernière joke. Parce que je le sais que j’étais habile à te faire rire.

Anyway… il va sans dire que la tentation est forte de comprendre ce qui est arrivé, et de se demander ce qu’on aurait pu faire pour changer le cours des évènements. Mais au final, on ne peut plus rien changer : tu n’es plus là.  C’est comme ça. Et encore une fois, il faut que je te le dise : c’est ben correct.

Tu nous manques déjà à Loub et à moi, à tes amis, à ta famille dont tu m’as si souvent parlé. Le niveau de la Seine a certainement monté d’un centimètre ou deux cette semaine.

But life goes on.

J’ai pris une longue marche un peu plus tôt aujourd’hui. J’avais mis la musique en mode « random » et, à un moment donné, la chanson Belzébuth a joué. Elle m’a fait penser à toi. Notamment parce qu’elle a été écrite par Dédé Fortin, une légende de la chanson québécoise populaire, qui a tragiquement décidé de partir de la même façon que toi. Les paroles qui y sont prononcées, surtout vers la fin, me font penser à toi et à ton départ :

En survolant ma banlieue morte
Je remercie le vent qui m’porte
J’pense à ma belle Élisabeth
A doit se demander c’que j’ai fait
Pour ma neuvième et dernière vie
J’avais mérité le confort
J’ai ben fait de partir plus tôt
Mon cœur préfère la vie d’oiseau

Sur ce, je te parle d’une toute dernière œuvre. C’est le roman Dying Inside, écrit par Robert Silverberg en 1972. En hommage à ta mémoire, dans l’espoir d’apporter un tout petit peu de réconfort à tous les gens qui t’aiment et qui pleurent, je cite les derniers
paragraphes du récit :

Tout est tranquille maintenant.

Le monde est blanc à l’extérieur et gris à l’intérieur. J’accepte. Je pense que l’existence sera plus paisible. Le silence va devenir ma langue maternelle. Il y aura des découvertes et des révélations, mais pas de bouleversements. Peut-être que plus tard le monde retrouvera un peu de ses couleurs pour moi. Plus tard. Peut-être. 

Vivants, nous nous tracassons; morts, nous vivons. Je tâcherai de garder cela à l’esprit. Je serai de bonne humeur.

Jusqu’à ce que je meure une deuxième fois, salut, salut, salut.

Max
4 décembre 2020

  • C’est au festival Polar de Cognac en Octobre 2016 que Louis fait la connaissance de Maxime Desruisseaux (écrivain et cinéaste Québécois) qui devient son ami. Maxime était invité au festival en tant que réalisateur.

Le 16 OCTOBRE 2016 au Centre de Congrès LA SALAMANDRE
Maxime Desruisseaux (Quebec) présentait son film :
« HARRY : PORTRAIT D’UN DETECTIVE PRIVE » 

 

Le Manchot Bulleur …

Un beau Festival avec de belles rencontres !
Merci à Julien Lebrun (à droite sur la photo) et à toute son équipe.
Ci dessous les auteurs présents au festival LE MANCHOT BULLEUR

Les Auteurs - Le Manchot Bulleur 2015
Les Auteurs – Le Manchot Bulleur 2015

Hannu Lukkarinen qui me dédicace le troisième tome de sa série Nicholas Grisefoth : La nef de pierre !
Magnifique ! (… aux éditions Mosquito)

Nicholas Grisefoth
Nicholas Grisefoth

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Hannu Lukkarinen est un maître du noir et blanc à l’égal des plus grands (Milton Caniff, Franck Robbins, Sergio Toppi, Dino Battaglia, Hugo Pratt etc…)

Hannu Lukkarinen Le Manchot Bulleur 2015
Hannu Lukkarinen
Le Manchot Bulleur 2015

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Le libraire avait mis nos albums en évidence dans sa vitrine, sympa !

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Jean Louis Le Hir  Le Manchot Bulleur 2015
Jean Louis Le Hir Le Manchot Bulleur 2015

American Clown…Dédicaces…Marie Laurencin …

-Beaucoup d’invitations à des Festival BD pour les prochains mois … Sérignan, Cherbourg, antibes, Bedemania, Bordeaux…
-le travail avance sur les projets en cours …
-American Clown est disponible dans les boites de Louis, quai des Grands Augustins. (les après-midi)

Autre chose, j’ai appris récemment que Marie Laurencin avait fait en 1952, quelques années avant sa mort, une retraite à l’abbaye Saint Louis du Temple de Limon (Benedictines) à Vauhallan. Séjour marqué par sa rencontre avec la mère Geneviève Gallois, peintre et graveur. J’aime la peinture de marie Laurencin ainsi que celle de mère Geneviève Gallois qui a réalisé entre autres les vitraux de l’église abbatiale de Vauhallan d’une beauté stupéfiantes.
Marie Laurencin était hébergée à l’hostellerie de l’abbaye. Ayant fait il y a quelques années deux stages de tailleurs de pierres dans cette même abbaye et étant moi aussi hébergé a l’hostellerie, j’aime à imaginer maintenant que c’était dans la même petite chambre…

Les chevaliers du ciel en deuil … Christian Marin …


gouache de Yves Thos – Christian Marin à gauche et Jacques Santi à droite

Le comédien Christian Marin, véritable gueule du cinéma français (un des inénarrables gendarmes qui de Saint-Tropez), s’est éteint mercredi 5 septembre 2012 à Paris à l’âge de 83 ans.
Il restera pour moi, l’inoubliable lieutenant Laverdure, le célèbre coéquipier de Tanguy dans Les chevaliers du ciel, une série télévisée française de 39 épisodes diffusée à partir du 16 septembre 1967 sur la première chaîne de l’ORTF.
Cette série fut créée par Jean-Michel Charlier d’après la bande dessinée les aventures de Tanguy et Laverdure dessinée par Albert Uderzo (BD parue dans le journal Pilote en 1959 puis publiée ensuite en albums avec divers dessinateurs depuis 1961).
Le général Jean-Paul Paloméros a exprimé « la grande peine » de l’armée de l’air – dont il est le chef d’état-major –
L’armée de l’air était présente aux obsèques de l’acteur. Il est inhumé à Ermenonville le 11 septembre 2012, où deux Alpha Jet de la Base aérienne 705 de Tours sont venus rendre un dernier hommage au lieutenant Ernest Laverdure.

les sept boules de cristal …

7-boules-de-cristal--1-

 

 

 

 

 

 

illustration trait au Pilot Ball 0,7 sur papier canson. Couleur tablette wacom. 18×20 cm.

Mon premier album de Tintin.
C’était pendant les vacances de pâques chez ma grand-mère dans le Morbihan dans un petit bourg pas loin de la mer.
Malade, cloué au lit, je passais mon temps à lire les bandes dessinées de ma cousine Marie Line qui était une abonnée des Perlin et Pinpin, Fripounet et Marisette, Cœurs Vaillants, Ames Vaillantes, Sylvain et Sylvette… de fait une bonne partie de la production BD des éditions Fleurus.
C’est alors que ma grand-mère revint des courses avec une surprise pour moi. Un album cartonné à dos rond de couleur jaune. Les sept boules de cristal. Le choc !
Véritable chef d’œuvre baignant dans l’exotisme et l’occulte.
Une tension présente tout au long du récit. Tension qui commence dès la première page de l’album par l’avertissement lancé par ce voyageur assis dans le train à coté de tintin, qui se poursuit de façon extrême sur la scène du music-hall avec le numéro du fakir Ragdalam lorsque la voyante Yamilah s’évanouit devant une vision d’horreur. Tension qui éclate avec l’orage (page 29) annoncant cette extraordinaire séquence en trois temps dans la villa du professeur Bergamotte. La malédiction de Rascar Capac (page30), la désintégration de la momie (page31), le cauchemar de tintin (page 32). Chacun connaît la suite…
Cette première rencontre avec Tintin sera suivie de la découverte du journal de spirou et du journal de Tintin et par voie de conséquence des « Dupuis-Lombard ».

Pour info…
-Perlin et Pinpin était un hebdomadaire de huit pages des éditions Fleurus crée en 1956. Celui-ci qui devait son nom à deux joyeux lutins Perlin et Pinpin qui y sévissaient. On y retrouvait aussi Titounet et Titounette et leurs amis : le souriceau Top toujours vêtu d’un boléro rouge, l’ours Pluchon et Doudou le lapin, une série magnifique de Marie-Madeleine Bourdin.
(Les lutins Perlin et Pinpin de Maurice Cuvillier sont apparus pour la première fois en 1940 dans le numéro 38 d’Ames Vaillantes des éditions Fleurus. Cuvillier est par ailleurs le créateur, en 1941, de Sylvain et Sylvette, série reprise à sa mort, en 1956, par jean Louis Pesh)

-Fripounet et Marisette, autre hebdomadaire du groupe Fleurus destiné aux plus grands. On y trouvait bien sûr les aventures de Fripounet Marisette de René Bonnet, Sylvain et Sylvette de Cuvillier et de nombreuses autres séries dont Les aventures de Zéphyr (1952-1963) du grand Pierre Brochard. (Pierre Brochard créateur de mémorables séries comme Alex et Euréka, l’inspecteur Lestaque, le Chevalier Saint-Clair en 1963), Touchatou de Robert Moreau, Bull Dozer de Mic Delinx, Phil et Jordi de François Bel etc…

Cœurs Vaillants premier hebdomadaire pour la jeunesse des éditions Fleurus lancé par les Pères Gaston Courtois et Jean Pihan (congrégation religieuse des Fils de la Charité) en 1929 .
A noter que les aventures de Tintin et milou seront publiés pour la première fois en France dans cet hebdomadaire.
Après la guerre le journal continuera jusqu’en 1963 et publiera les excellentes série suivantes, Frederi le guardian de Robert Rigot, Oscal Hamel de F. A. Breysse, le chevalier au Blason d’argent de mouminoux, Moky et Poupy de Bussemey, Alex et Eureka de Pierre Brochard.