Archives pour la catégorie Clown

CLOWN… dessin inédit …

Clown et les mauvais garçons…

Illustration de 2012 inédite de CLOWN qui me fait penser à Pinocchio  entrainé par les deux escrocs , Grand Coquin le renard et Gédéon le chat. Le décor montagneux de ce petit village n’est pas anodin. Louis rêvait d’aller habiter à la montagne…

(à propos de Pinocchio, nous avions un projet d’adaptation de ce chef d’œuvre de Carlo Collodi)

BOUCHE DE CUIR avance doucement, je profite un peu de l’été et du jardin…

A suivre…

LOUIS LE HIR … BD … CLOWN dessin du jour

Aquarelle CLOWN
25×30 cm

CLOWN, aquarelle de LOUIS sur papier Canson (novembre 2016) 25×30 cm. Un personnage magnifique… D’autres aquarelles,  nombreuses et diverses, nues, paysages, personnages, sont à venir…

Pour l’heure je reprends le travail de la couleur des planches de BOUCHE DE CUIR après avoir fait une petite pause… A voir bientôt sur le site…

A suivre…

LOUIS LE HIR … planche de CLOWN inédite…

La mise en couleur de BOUCHE DE CUIR continue, bientôt de nouveaux visuels. En attendant ci dessous une planche inédite de Clown dessinée par Louis et qui était prévue pour un prologue d’American Clown, finalement abandonné, car nous avions fait le choix d’une séquence choc pour débuter l’album.

planche inédite de Clown

Louis lisait Giono, (on en avait parlé) : Colline, le chant du monde, etc…, qu’il aimait énormément, d’où le côté nature de cette planche

A suivre…

 

Louis Le Hir et ses amis … Nicolas Metters

Nicolas Metters un ami de toujours, plus de 25 ans d’une amitié solide et sincère. De l’école primaire à aujourd’hui.

Témoignage de Nicolas
Bon Loulou, je vais répéter un truc que je t’ai déjà dit mille fois: tu fais chier quand tu veux…
Tu fais chier parce que ça fait maintenant 2 WE que je t’avais réservé pour ton déménagement et que
j’apprends au dernier moment que c’est annulé.
Tu fais chier parce qu’on avait parlé de quelques projets pour fin 2020 et 2021 et que j’étais vraiment
motivé à l’idée d’y travailler avec toi.
Tu fais chier parce que j’étais vraiment pas prêt à écrire ce genre de message et que même au moment de
l’écrire, j’ai pas envie de continuer parce que ça me force à accepter ce changement.
Et surtout tu fais chier parce que j’aurais plus jamais l’occasion de te dire que tu me fais chier….
Mais bon, comme le chantait un artiste qu’on aime tous les 2, ne chantons pas la mort: c’est un sujet
morbide.
Du coup je cherchais un moyen finir cette histoire sur en n’en gardant que la joie et le plaisir et ça m’a
amené à rouvrir un tome de Clown que tu m’a offert, un des seuls souvenirs d’une soirée dont toi seul avais
le secret, un des seuls souvenir en dehors de quelques bouteille vides de Rosé, de Rouge, de Cidre (et le
Bourbon n’a survécu que parce je devais prendre le premier métro parce que j’avais un truc prévu ce
dimanche).
On pourrait penser que ces bouteilles vides montrent qu’on a un souci avec l’alcool mais on sait tous les 2
que c’est faux: ce sont nos origines celtes, notre façon de vivre et de profiter de la vie.
Et c’est ce qu’on a fait ce soir la en discutant de toute et de rien, toi qui me faisait découvrir du punk breton,
moi qui te parlait d’un livre dont l’histoire était complètement folle.
Et pendant cette soirée, tu as pris ce tome de Clown et tes petits crayons de couleurs et tu m’a fait ce
dessin que je vois aujourd’hui comme le meilleurs portrait que tu puisses faire de qui tu es: le dessin parait
simple mais quand on s’en approche, on voit le les détails et la profondeur
Il me rappelle que pour toi la vie est en couleur et avec un grand soleil.
Je te vois la, sur ce dessins avec ta clope au bec et ton accordéon en train de me faire une démonstration
des différents styles de torture que même les japonais ont interdit avant de me jouer un morceau
absolument sublime.
Bon c’est pas tout à fait vrai ce dessin, il a déjà quelques années et la séance d’accordéon n’a que
quelques mois mais quand même on me retirera pas de l’idée que ce dessin c’est toi et c’est avec ces
couleurs que je garderais ton souvenir.
Et bien sûr, dans ton style inimitable, je vois ces quelques mots que tu as écris pendant que j’avais le dos
tourné, trop occupé que j’étais à déboucher une nouvelle bouteille.
Ces mots qui sont si peu nombreux mais qui capturent parfaitement ce qui est important, qui résume à
merveille ce temps passé ensemble.
Comme tout le monde , je ne comprends pas comment tu as pu oublier tout ça, mais je ne l’oublierais pas
et la prochaine fois qu’on se voit, tu m’expliquera.
D’ailleurs oublie pas, la prochaine tournée elle est pour toi.
Allez, à plus mon Loulou
Nos Da

Louis LE HIR vu par son ami Yal Sadat …

Témoignage de Yal  

(Yal et Louis étaient amis depuis plus de 15 ans, Yal est Journaliste et critique de cinéma)

 

Je vais essayer de faire le plus court possible, parce que je sais que tu n’as jamais aimé les longs discours solennels. D’ailleurs, je t’entends d’ici pouffer de rire en m’écoutant, comme dans le temps où l’on s’effondrait d’hilarité en observant le petit manège des gens trop sérieux. 

Un autre qui n’aime pas les longs discours, c’est Clown. Ces derniers jours, j’ai rouvert les albums qui racontent ses aventures. J’ai été frappé de voir à quel point, lui aussi, il parlait avec éloquence, mais en se passant de grandes paroles : c’est comme s’il dialoguait avec son lecteur depuis son for intérieur, par de drôles de grondements sourds et beaux. Un taiseux, ce Clown. J’ai été frappé de voir, aussi, à quel point son parcours me rappelait le tien. Ce n’est pas qu’une question de dégaine, de tête rasée et de cigarette au coin du bec : ce qui te rapproche de cet alter ego, c’est d’abord une manière d’avancer, envers et contre tout, dans un tunnel de nuits et de jours pavé de noirceur, mais toujours avec un filet d’espoir lumineux en guise de boussole. Se coltiner la crasse, la violence, la boue du monde, en étant parfois un peu sombre, certes, mais en restant stoïque, optimiste et bienveillant au bout du compte. Une bonne définition de ta position face à l’existence, et que j’ai toujours admirée. 

Clown ne rumine pas, il traverse les cercles de l’Enfer sans broncher, puis, après nous avoir ouvert les portes de son cirque à la Tod Browning, il part pour l’Amérique dans le tome 2, American Clown, exactement comme Bardamu dans Voyage au bout de la nuit. Cet autre soldat de la nonchalance découvrait New York, une « grande ville debout » où il espérait trouver une nouvelle vie enchanteresse, mais où se trament aussi les pires bassesses – comme dans les films hollywoodiens que j’ai aimés avec toi, grâce à toi, et dont on a usé les bandes VHS jusqu’à la corde : Un Justicier dans la ville, Taxi Driver, Bad Lieutenant, et j’en passe. Ce que j’aime dans Clown, c’est ce que j’aime chez son auteur : son univers foisonnant, ses visions riches, singulières, baroques, géniales, qui se nourrissent de la dureté des choses, pour en tirer une énergie folle. Un peu comme la musique que tu écoutais, celle de Motorhead, de Slayer, d’AC/DC, et même de Tri Yann et des rois de la disco, toutes ces chansons qu’on a écoutées trop fort, jusqu’à l’ivresse, jusqu’à ce qu’on doive tous te demander de baisser le volume. Ou encore comme ce refrain punk de The Exploited, « Dead Cities », qu’on a hurlé au-dessus des vagues déchaînées, perchés en pleine nuit sur un rocher au large de St-Malo.

Cet univers qui grouillait en toi, il m’a nourri et inspiré àmon tour, et il continuera de le faire. Jamais on ne peut oublier un tel monde intérieur, celui que renferment les types de ton genre, des types qui attaquent la vie à rebours, des types qui ont quelque chose en plus dans le regard. Comme s’ils avaient longuement scruté l’envers du décor et qu’ils voulaient en rendre compte avec un mélange de mélancolie et de rire – parce qu’avec toi on a ri, souvent, longtemps, pour un rien, comme des bossus. 

Non, jamais on n’oubliera l’inspiration que tu nous a apportée. Jamais on n’oubliera ce modèle de persévérance que tu as été, ni cette détermination qui te faisait venir à bout de ton travail, terminer tes planches avec le même entêtement que Clown lorsqu’il traverse les contrées. Je sais que, même absent, tu me taperas sur l’épaule dans les moments de faiblesse, parce que tu resteras un modèle de courage face à l’adversité. Un peu comme tes autres héros, qu’ils soient en papier ou en muscles : je me souviens que tu me motivais en me désignant des parangons de ténacité aussi variés que Stallone ou Soljenitsyne ; dans la grande littérature comme dans les séries B, tu m’a fait voir ce qu’il y avait de plus noble. Et un jour que j’avais le moral dans les talons, tu m’as appris avec humour la bonne parole de Jean-Claude Van Damme : « il ne faut pas écouter les bruits du monde, mais le silence de l’âme ». 

Je n’ai jamais oublié ce moment, et d’ailleurs j’ai repensé à cette phrase quand je t’ai vu parfois te désoler du sort de l’humanité, des conséquences douloureuses des crises économiques, des guerres, des croisades religieuses, des pandémies qui réduisent le quotidien à un grand nulle part dématérialisé, soi-disant connecté mais au fond dévasté. Un quotidien qui ne te convenait pas. Toi qui es toujours resté attaché, en bon chrétien, à la justice et à la défense des innocents, comme Charles Bronson dans la saga du Justicier dans la ville, tu glissais alors tout doucement, pour devenir plutôt Travis Bickle, c’est-à-dire De Niro dans Taxi Driver : ce vengeur un peu plus tourmenté qui se révolte non seulement contre l’injustice, mais contre la laideur du monde. Heureusement, il achève son parcours en héros, dans le même soubresaut d’optimisme qu’il y a dans tes BD, dans tes toiles, dans tes croquis, dans tes airs de guitare, bref dans ton œuvre – même si tu rirais bien, encore une fois, devant ce terme pompeux. Comme Travis Bickle, comme Clown, tu ne t’es jamais complètement laissé distraire par les bruits du monde. Alors je te promets d’en faire autant : je remonte le volume de la musique pour ne pas entendre ces bruits, et mieux écouter avec toi « le silence de l’âme ». 

 

voir les chroniques de Yal Sadat

 

En Bourgogne … Festival Vini-BD de DIJON (2)

Ce week-end louis et moi étions invités à la deuxième édition du festival Vini-BD de Dijon (pas moins de 35 auteurs de bandes dessinées ainsi qu’une dizaine de viticulteurs). Un grand merci aux organisateurs et benévoles pour leur accueil chaleureux et leur gentillesse.
Ce fut l’occasion de retrouver des collègues dessinateurs, scénaristes, et de faire connaissance avec des viticulteurs.

dedicaces au programme
dedicaces au programme

ViniBD-2017

les dédicaces de Louis à l'aquarelle...
les dédicaces de Louis à l’aquarelle…

les-boites-d'aquarelles

louis festival-ViniBD 2017

Une pensée pour Madeline Bazin fille du viticulteur Yves Bazin, qui nous a fait déguster son merveilleux vin de Bourgogne Hautes Côtes de Nuits.

vins du domaine Bazin
vins du domaine Bazin

vins du domaine-Bazin
pour en savoir plus sur le domaine Yves Bazin

A Suivre …