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LOUIS LE HIR … souvenirs BD … Stanley Kubrick …

Projet BD et Full Métal Jacket…
Full Metal Jacket (1987) de Stanley Kubrick inspiré des mémoires de Michael Herr avait inspiré Louis pour un projet BD sur la guerre du Vietnam en 2004.
Louis avait lu le bouquin de Michael Herr  »Putain de guerre » un des meilleurs sur le sujet et commencé à travailler.
Graphiquement, son regard porte sur Munoz dont l’influence sur ce bandeau est visible. (Alack Sinner restera une de ses séries BD préférées)
(Le personnage crayonné ressemble beaucoup à Louis. J’ai plusieurs bandeaux de ce qui est resté un projet. encrage pinceau et porte-plume)

LOUIS… cinéma le Champollion …

Louis était un vrai cinéphile. Ses connaissances en matière cinématographique étaient encyclopédiques…
Bouquins et BD anciennes, j’étais le maître, cinéma et musique il était plus fort… On en riait beaucoup en se posant des colles.
cette passion du cinéma, il avait eu l’occasion de l’exprimer à travers une illustration pour le numéro 2 de la revue Tango (novembre 2010)
Le Champo (quartier latin dans le 5ème arrondissement de Paris)
Le Champo cinéma mythique du quartier Latin avec Bogart à l’affiche dans le Grand Sommeil. Ce dessin à quatre mains pour  un texte de Marc Villard « Eldorado »,  alliait notre goût  pour le cinéma et le polar. Très beau souvenir.
Revue Tango N°2 novembre 2010
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Louis et ses amis … Céline …

Louis et Céline

Céline connait Louis depuis très longtemps. La  »pote » de Louis.

Louis,
Tu étais mon meilleur ami. Tout mon monde s’effondre avec ton départ. Je pouvais aller vivre les milles aventures. Tu étais toujours à poste. Tu étais le phare qui me guidait par furie de temps ou calme. Mais également le port accueillant. T’entendre rire c’était être à la maison. Tes rires me manquent horriblement. Les petits, ceux un peu étouffés, ceux aux éclats & tout les autres… On a sacrément ri ensemble, et absolument de tout… Je t’ai embarqué dans quelques unes de mes aventures, c’était bien avec toi. Maintenant, ce sont des souvenirs si précieux. J’ai l’amer sensation de ne pas t’avoir assez dit à quel point je te trouvais merveilleux, à quel point je t’aimais, que j’aurais dût te prendre davantage dans mes bras. C’est fini, plus de câlin de Louis, ni de grosse bise sur la joue. Aïe. Heureusement, le souvenir inonde de ta tendresse. C’est réconfortant. Tu étais un être de lumière. Louis la lumière, le phare. Tu sais que je t’admirais. Que ça soit pour tes dons artistiques, tes valeurs, ta sagesse, ta culture … ou ton humour !Toutes les gammes de l’ironie y sont passées. Qu’il était bon de rire avec toi. … Alors, je sais que tu es parti, et te souhaite un bon vent pour ton voyage à chaque fois. Mais à présent, il faut apprendre à vivre avec tout ces souvenirs. Qui sont si omniprésents qu’ils deviennent comme présence. Tous les conseils, les jolies choses qu’on a pût se dire : je les honore & les applique davantage. Des fois, je me dis « Qu’aurais fait Louis ? » Et là, je discute gentiment avec tes souvenirs. Mais ce n’est pas toi… Tu étais un Seigneur, il en faudrait plus des hommes comme toi. En tout cas, je rends grâce à la vie pour t’avoir connu, et permis de vivre cette amitié.
Céline
Céline est une femme de caractère, une des rares femmes à être marin pécheur sur un chalutier.   Brevet de capitaine et de Chef mécanicien ce qui est rare pour être souligné. (Il y a quelques années, un armateur espagnol lui avait confié le commandement d’un chalutier avec 8 hommes d’équipage pour une campagne de pêche !)

LOUIS LE HIR… ILLUSTRATION… MICKEY

Louis était un grand lecteur des aventures de Mickey. Surtout le Mickey d’avant guerre dessiné par Floyd Gottfredson comme par exemple  »Mickey et les pirates » paru dans les pages des quotidiens du 15 janvier au 17 avril 1934.

Ci dessous un travail fait dans le cadre scolaire, au lycée (Cours Secondaire d’Orsay). Un pastel gras sur papier. Mickey porte sa célèbre culotte rouge à boutons jaunes. Un Mickey fidèle à ses origines mais réinterprété à sa façon.

louis le Hir- Mickey-pastel-gras-sur-papier- 45×60 cm

Louis s’intéressait à l’Age d’Or de la Bande dessinée, cette période 1934-1944, où les hebdomadaires illustrés pour la jeunesse  publièrent les héros de comic-strip américains comme Mandrake, Mickey, Tarzan, Dick Tracy… Les titres de ces journaux aujourd’hui disparu,  Robinson Jumbo, Junior, Tarzan, l’Aventureux etc… pour ne citer qu’eux sont recherchés des collectionneurs. La revue Phenix  une des premières, à s’intéresser au sujet faisait partie de notre bibliothèque.

HOMMAGE DE MAXIME DESRUISSEAUX A LOUIS

Lettre à mon ami Louis

D’abord, sache qu’au moment d’entamer l’écriture de cette lettre, j’ai lancé la trame sonore du film Valerie and Her Week of Wonders, que tu m’avais fait découvrir lors d’une soirée d’amitié magnifique, en 2018, dans ton petit appartement de Paris.

Dès les premières notes, j’ai pleuré. J’ai eu l’impression d’entendre ton âme. Parce que c’est une musique à la fois funeste, mystique, tragique et, étrangement, porteuse d’espoir à travers tout ça. Comme toi. Comme tes BDs. Comme le contenu de tes boîtes le long de la Seine. Comme ton appartement. Entendre le thème principal de Valerie and Her Week of Wonders, c’est entendre ton âme qui vogue à travers les labyrinthes du temps et de la vie.

Toi et moi, on se parlait toujours de cinéma. Et il s’avère que le dernier film que j’ai vu avant d’apprendre ton bouleversant départ, c’est Volver, de Pedro Almodovar. Tu sais probablement c’est quoi, mais puisque ce n’est pas exactement dans ta palette, je précise
quand même, au cas où : c’est l’histoire de deux sœurs endeuillées par le décès tragique de leur mère, avec tous les regrets qui viennent avec ce genre d’évènement, mais qui en viennent à découvrir que le fantôme de leur mère erre encore sur Terre, et qu’elles peuvent donc lui parler de leurs sentiments.

Sur le coup, j’ai trouvé que le film était bien, sans toutefois en avoir été transcendé. Puis, ta sœur Marion m’a annoncé ton décès. Évidemment, le choc a été monumental. J’ai vécu ce fameux moment où on comprend le sens des mots qu’on nous dit et qu’on a néanmoins l’impression que c’est impossible, qu’il y a un bogue dans la Matrice. C’était totalement surréaliste.

J’ai pleuré. Énormément. Avec pauses et reprises, ups and downs, rires et douleurs, pis tout le tralala qui vient avec ça.

Puis, même si ce n’est pas mon genre pantoute, j’ai soudainement eu l’impression, vers 3h du matin, que tu étais là, chez moi, et que tu me regardais. Un peu comme dans Volver. Alors je t’ai parlé, seul dans ma cuisine, en pleine nuit, en considérant le plus sérieusement du monde que tu m’écoutais.

Je t’ai dit que je t’étais infiniment reconnaissant de toute l’énergie que tu m’as transmise pour que je me botte le cul et fasse enfin un nouveau film. Parce qu’à chaque voyage à Paris, criss que tu avais le don de booster mon énergie créatrice. Tu attendais mon prochain film comme on attend le prochain de Martin Scorsese. Tu m’écoutais, me suggérais des œuvres à voir et à lire, tu me faisais cadeau d’ouvrages que tu portais dans ton cœur.

Calisse qu’on a eu du fun. Je t’obligeais à marcher plutôt qu’à prendre le métro, parce que je me sentais dans Midnight in Paris et qu’il était donc chaque fois hors de question que je me déplace sous la terre. Alors tu me faisais découvrir la ville à ta façon, en me parlant d’un auteur, d’un bar, d’un bâtiment. Puis, on arrêtait prendre un « demi », et douze autres encore.

J’ai jamais pensé qu’il y aurait un tout dernier demi. Ça m’arrache le cœur rien qu’à y penser.

Et pourtant, c’est là qu’on en est. It’s over. Et même si c’est infiniment tragique, je tiens à te dire que c’est ben correct. Peu importe comment c’est arrivé, pourquoi c’est arrivé, s’il y avait une « bonne raison » ou pas. Ça ne change rien.

Évidemment, j’aurais préféré que tu ne fasses pas ce que tu as fait. J’aurais voulu te convaincre de venir t’amuser au Canada, de travailler avec moi sur un nouveau film, de rencontrer Nick qui t’aurait fait rire… j’aurais voulu t’insuffler le positivisme et
l’enthousiasme que tu m’insufflais à moi. Peut-être que j’aurais réussi. Peut-être pas.
Mais en tout cas, j’aurais voulu essayer. Au moins le temps de pouvoir te faire une dernière joke. Parce que je le sais que j’étais habile à te faire rire.

Anyway… il va sans dire que la tentation est forte de comprendre ce qui est arrivé, et de se demander ce qu’on aurait pu faire pour changer le cours des évènements. Mais au final, on ne peut plus rien changer : tu n’es plus là.  C’est comme ça. Et encore une fois, il faut que je te le dise : c’est ben correct.

Tu nous manques déjà à Loub et à moi, à tes amis, à ta famille dont tu m’as si souvent parlé. Le niveau de la Seine a certainement monté d’un centimètre ou deux cette semaine.

But life goes on.

J’ai pris une longue marche un peu plus tôt aujourd’hui. J’avais mis la musique en mode « random » et, à un moment donné, la chanson Belzébuth a joué. Elle m’a fait penser à toi. Notamment parce qu’elle a été écrite par Dédé Fortin, une légende de la chanson québécoise populaire, qui a tragiquement décidé de partir de la même façon que toi. Les paroles qui y sont prononcées, surtout vers la fin, me font penser à toi et à ton départ :

En survolant ma banlieue morte
Je remercie le vent qui m’porte
J’pense à ma belle Élisabeth
A doit se demander c’que j’ai fait
Pour ma neuvième et dernière vie
J’avais mérité le confort
J’ai ben fait de partir plus tôt
Mon cœur préfère la vie d’oiseau

Sur ce, je te parle d’une toute dernière œuvre. C’est le roman Dying Inside, écrit par Robert Silverberg en 1972. En hommage à ta mémoire, dans l’espoir d’apporter un tout petit peu de réconfort à tous les gens qui t’aiment et qui pleurent, je cite les derniers
paragraphes du récit :

Tout est tranquille maintenant.

Le monde est blanc à l’extérieur et gris à l’intérieur. J’accepte. Je pense que l’existence sera plus paisible. Le silence va devenir ma langue maternelle. Il y aura des découvertes et des révélations, mais pas de bouleversements. Peut-être que plus tard le monde retrouvera un peu de ses couleurs pour moi. Plus tard. Peut-être. 

Vivants, nous nous tracassons; morts, nous vivons. Je tâcherai de garder cela à l’esprit. Je serai de bonne humeur.

Jusqu’à ce que je meure une deuxième fois, salut, salut, salut.

Max
4 décembre 2020

  • C’est au festival Polar de Cognac en Octobre 2016 que Louis fait la connaissance de Maxime Desruisseaux (écrivain et cinéaste Québécois) qui devient son ami. Maxime était invité au festival en tant que réalisateur.

Le 16 OCTOBRE 2016 au Centre de Congrès LA SALAMANDRE
Maxime Desruisseaux (Quebec) présentait son film :
« HARRY : PORTRAIT D’UN DETECTIVE PRIVE » 

 

Le Manchot Bulleur …

Un beau Festival avec de belles rencontres !
Merci à Julien Lebrun (à droite sur la photo) et à toute son équipe.
Ci dessous les auteurs présents au festival LE MANCHOT BULLEUR

Les Auteurs - Le Manchot Bulleur 2015
Les Auteurs – Le Manchot Bulleur 2015

Hannu Lukkarinen qui me dédicace le troisième tome de sa série Nicholas Grisefoth : La nef de pierre !
Magnifique ! (… aux éditions Mosquito)

Nicholas Grisefoth
Nicholas Grisefoth

5-_Juha_Ruusuvuori_Hannu_Lukkarinen_-_Mosquito_-_mars_-_2012
Hannu Lukkarinen est un maître du noir et blanc à l’égal des plus grands (Milton Caniff, Franck Robbins, Sergio Toppi, Dino Battaglia, Hugo Pratt etc…)

Hannu Lukkarinen Le Manchot Bulleur 2015
Hannu Lukkarinen
Le Manchot Bulleur 2015

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Le libraire avait mis nos albums en évidence dans sa vitrine, sympa !

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Le-Hir---Festival-Le-Manchot-Bulleur-2015

Jean Louis Le Hir  Le Manchot Bulleur 2015
Jean Louis Le Hir Le Manchot Bulleur 2015